(French) Les volières à papillons, des magnifiques lieux de contemplation et d'apprentissage
Stéphane Le Tirant est responsable des collections à l’Insectarium de Montréal et collaborateur du Jardin botanique du Nouveau-Brunswick
L’idée de créer une volière à papillons origine de l’Angleterre et du Japon d’aussi loin que le début des années 1960. La petite fille de la fameuse famille Rothschild, Lady Myriam Rothschild, entomologiste et spécialiste des papillons, est une des pionnières dans le domaine. Elle aurait aidé Clive Farrel, un avocat passionné des papillons, à mettre sur pied la première volière en Angleterre.

La grande majorité des papillons de la volière origine de fermes d’élevages à papillons ou l’on produit les chrysalides. Ces dernières, sont présentent en Amérique Centrale, en Amérique du Sud et en Asie, bien que le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda ont eux aussi leurs projets de fermes d’élevages équitables. Ces fermes d’élevage équitables sont un bon exemple de la protection de la nature tout en favorisant un commerce équitable. Les éleveurs vendent le surplus de chrysalides de papillons qu’ils produisent et les profits permettent aux communautés locales de bien vivre et même de bâtir parfois avec ces revenus une école, un centre communautaire, un hospice, etc. Les gestionnaires de ces fermes d’élevages ont vite compris que la forêt était une ressource exploitable, car elle fournit les papillons et les plantes hôtes et nectarifères pour partir les élevages, mais cela permet aussi de comprendre que cette forêt doit être bien exploitée si on désire qu’elle survive et que la ferme d’élevage puisse offrir ses produits pendant plusieurs années.
- Stéphane Le Tirant





